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Troubles Alimentaires

Trouble des conduites alimentaires et de l’ingestion d’aliments

Pica

La caractéristique essentielle du pica est l’ingestion répétée d’une ou de plusieurs substances non nutritives ou non comestibles, de façon continue pendant une éprdiodê d’au moins un mois, da manière suffisamment grave pour justifier une prise en charge clinique. Le type de substance ingérée tend à varier avec l’âge et l’accessibilité. Il peut s’agir de papier, de savon, de tissu, de cheveux, de ficelle, de coton d terre, de craie, de talc, d peinture, de caoutchouc, de métal, de cailloux, de charbon, de cendres, d’argile, d’amidon ou de glace. Le terme de non comestible est ajouté, car le diagnostic de pica ne s’applique pas à l’ingestion d’aliments ayant une valeur énergétique même faible. Il n’y a pas en général d’aversion envers la nourriture. L’ingestion de substances non nutritives ou non comestibles ne doit pas correspondre au niveau d développement de l’individu. Un âge minimal de 2 ans est proposé pour porter un diagnostic d épiça, pour éviter une confusion avec le comportement des enfants qui, au cours de leur développement normal, peuvent porter des objets à leur bouche et parfois les avaler. L’ingestion de substances ,on nutritives ou non comestibles peut être une caractéristique associée à d’autres troubles mentaux (p. ex. handicap intellectuel (trouble du développement intellectuel), trouble du spectre de l’autisme, schizophrénie).

Mérycisme

La caractéristique essentielle du mérycisme est une régurgitation répétée de la nourriture qui survient après un repas pendant une période d’au moins un mois. Les aliments préalablement avalés pouvant être partiellement digérés sont régurgités dans la bouche, en l’absence apparente de nausées, de haut-le-coeur involontaire ou de dégoût. La nourriture peut être remâchée, et ensuite recrache, ou bien ravalée. La régurgitation dans le mérycisme doit être fréquente, survenir plusieurs fois par semaine,  en principe quotidiennement. Le comportement n’est pas mieux expliqué par une affection gastro-intestinale (p. ex. reflux gastro-oesophagien, sténose du pylore) ou par une autre affection médicale associée et il ne survient pas exclusivement au cours d’une anorexie mentale (anorexie nervosa), d’une boulimie (bulimia nervosa), d’accès hyperphagiques, ou d’une restriction ou évitement de l’ingestion d’aliments. Si les symptômes surviennent dans le contexte d’un autre autre mental (p. ex. handicap intellectuel (trouble du développement intellectuel), trouble neuro-développemental), ils doivent être suffisamment graves pour justifier, à eux seuls, une prise en charge clinique, et doivent représenter l’élément principal du tableau clinique de l’individu nécessitant une prise en charge. Le trouble peut être diagnostiqué à tout âge, en particulier chez les individus présentant également un handicap intellectuel. Le clinicien peut directement observer le mérycisme chez de nombreux individus lorsqu’ils présentent des régurgitations. Dans d’autres situations, le diagnostic peut être porté sur la base des informations fournies par la personne elle-même, ou par des parents ou des tiers responsables. Les individus peuvent décrire leu symptomatologie comme habituelle et échappant à leur contrôle.

Restriction ou évitement de l’ingestion d’aliments

La restriction ou l’évitement de l’ingestion d’aliments remplace et complète le diagnostic de trouble de l’alimentation de la première ou de la deuxième enfance du DSM-IV. La principale caractéristique diagnostic de la restriction ou de l’évitement de l’ingestion d’aliments est l’évitement ou la restriction des ingestions de nourriture se manifestant par une incapacité cliniquement significative à atteindre les besoins nutritionnels ou par une insuffisance des apports énergétiques par voie orale. Une ou plusieurs caractéristiques essentielles suivantes doivent être présentes : perte de poids significative, déficit nutritionnel significatif (ou reniement clinique consécutif), nécessité d’une nutrition entérale par sonde ou de compléments alimentaires oraux, ou encore altération nette du fonctionnement psychosocial. L’évaluation clinique détermine si la perte de poids est significative; au lieu de perdre du poids, les enfants et les adolescents qui n’ont pas déterminé leur croissance peuvent ne pas maintenir leur rythme de croissance staturo-pondérale au cours de leur développement.

Anorexie mentale

Il y a trois caractéristiques essentielles dans l’anorexie mentale : une restriction prolongée des apports énergétiques; une peur intense de prendre du poids ou de devenir gros ou un comportement persistant interférant avec la prise de poids; et une altération de la perception du poids ou de la forme de son propre corps. Le sujet maintient un poids corporel inférieur à la norme minimale pour l’âge, le sexe, le développement et la santé physique. Les poids corporels des individus remplissent souvent ce critère après une perte de poids significative mais chez les enfants et les adolescents, cela peut correspondre, au lieu d’une perte de poids, soit à l’absence de la prise de poids normalement attendue, soit à l’échec du maintien d’un développement staturo-pondéral normal (c.-à-d. tout en grandissant. Le poids corporel doit être significativement bas (c.-à-d. inférieur à la norme minimale et, pour les enfants, inférieur au poids minimal attendu). L’évaluation du poids peut être difficile car l’intervalle correspondant à un poids normal peut varier selon les individus, et plusieurs seuils définissant la maigreur, ou le sous-poids, on été publiés. L’indice de masse corporelle (IMC), calculé par le rapport du poids en kilogrammes sur le carré de la taille en m2, est une mesure utile pour évoluer le poids en fonction de la taille. Pour les adultes, un IMC de 18,5kg/m2 est considéré par le CDC (Center for Disease Control and Prévention) et l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) comme la limite inférieure du poids normal. L’on considère donc que la plupart des adultes avec un IMC supérieur à 18,5kg/m2 ne présentent pas un poids significativement bas. Cependant, un IMC inférieur ou égal à 17,0kg/m2 correspond pour l’OMS à une maigreur moyenne ou grave; ainsi, on qualifiera le poids d’un individu dont l’IMC est inférieur à 17,0kg/m2 comme significativement bas. Un adulte dont l’IMC se situe entre 17,0 et 18,5kg/m2, ou même supérieur à 18,5kg/m2, peut être considéré comme en sous-poids significatif si les antécédents ou d’autres informations physiologiques vont dans ce sens. Les sujets présentant ce trouble expriment généralement une peur intense de prendre du poids ou de devenir gros. Cette peur intense n’est généralement pas soulagée par la perte de poids. En fait, les préoccupations autour de la prise de poids peuvent croitre alors que le poids diminue. Les individus plus jeunes souffrant d’anorexie mentale mais aussi certains adultes peuvent ne pas reconnaitre ou admettre leur peur de prendre du poids. En l’absence d’une autre explication pour un poids significativement bas, il convient d’utiliser les arguments médicaux issus de l’anamnèse, les données de l’observation, les examens cliniques et biologiques ou l’évolution sur le long terme indiquant la présence d’une peur de prendre du poids ou de comportements persistants destinés à l’empêcher.

Boulimie (bulimia nervosa)

Les trois caractéristiques essentielles de la boulimie sont : la survenue récurrente d’accès hyperphagiques (de gloutonnerie), des comportements compensatoires inappropriés et récurrents visant à prévenir la prise de poids, et une estime de soi influencée de manière excessive par le poids et la forme corporelle. Pour répondre à ce diagnostic, les accès hyperphagiques et les comportements compensatoires inappropriés doivent survenir, en moyenne, au moins une fois par semaine pendant 3 mois. La définition d’un accès hyperphagique (de gloutonnerie) (binge-eating) est la suivante : absorption, en une période de temps limité, d’une quantité de nourriture largement supérieure à ce que la plupart des gens absorberaient pendant la même durée dans des circonstances similaires. Le contexte dans lequel se passe la prise alimentaire doit permettre au clinicien d’évaluer si l’absorption est excessive. Par exemple, une quantité de nourriture qui serait considérée excessive pour un repas banal peut considérée comme normale lors d’un repas de fête.  Une « période de temps limitée » désigne habituellement une durée inférieure à 2 heures. Une même crise ne se produit pas nécessairement dans un seul lieu. Par exemple, une personne peut commencer une crise au restaurant et continuer à manger à son retour he elle. Le grignotage continuel de petites quantités de nourriture pendant toute la journée ne doit pas être considéré comme un accès hyperphagique. Pour être considérée comme un accès hyperphagique (de gloutonnerie), l’absorption excessive de nourriture doit également être accompagnée d’un sentiment de perte de contrôle. Un indicateur de perte de contrôle est l’incapacité de se retenir ou d’arrêter de manger après avoir commencé. certaines personnes décrivent un état de dissociation, pendant ou au décours de l’accès. La perte de contrôle associée à l’accès hyperphagique peut être incomplète; par exemple, une personne peut continuer son accès hyperphagique alors que le téléphone sonne mais l’arrêter si son conjoint ou quelqu’un d’autre entre à l’improviste dans la pièce. Certains individus signalent que ce n’est plus un sentiment aigu de perte de contrôle qui caractérise les accès hyperphagiques mais plutôt un mode plus général d’alimentation incontrôlée. Si les individus disent avoir renoncé à contrôler leur alimentation, on doit considérer que la perte de contrôle est avérée. Les crises peuvent parfois être planifiées. Le type d’aliments absorbés pendant les accès varie selon les personnes mais aussi pour un même individu. L’accès hyperphagique se caractérise davantage par la quantité anormale d’aliments absorbés que par une envie impérieuse pour un aliment spécifique. Pourtant, pendant les accès, les individus tendent à absorber des aliments qu’ils évitent par ailleurs. Typiquement, les personnes souffrant de boulimie éprouvent de la honte quant à leurs problèmes alimentaires et tentent de dissimuler leurs symptômes. Les accès hyperphagiques surviennent habituellement en secret, ou de façon aussi discrète que possible. L’accès hyperphagique se poursuit fréquemment jusqu’à une sensation pénible, voire douloureuse, de distension abdominale. L’accès fait le plus souvent suite à des affects négatifs. D’autres éléments déclenchants comprennent les tensions interpersonnelles; les régimes restrictifs; les pensées négatives ayant trait au poids, à l’apparence corporelle et à la nourriture, et l’ennui. Les accès hyperphagiques peuvent atténuer ou réduire les facteurs déclenchants à court terme mais une autodépréciation et une humeur dépressive peuvent en être les conséquences tardives.

Accès hyperphagiques (binge-eating disorder)

La caractéristique essentielle de ce trouble est la survenue récurrente d’accès hyperphagiques (de gloutonnerie), en moyenne, au moins une fois par semaine pendant 3 mois. Un accès hyperphagique (de gloutonnerie) (binge-eating) est défini par l’absorption, en une période de temps limitée, d’une quantité de nourriture largement supérieure à ce que la plupart des individus absorberaient en une période de temps similaire et dans les mêmes circonstances. Le contexte dans lequel se passe la prise alimentaire doit permettre au clinicien d’évaluer si l’absorption est excessive. Par exemple, une quantité de nourriture qui serait considérée comme excessive pour un repas banal peut être considérée comme normale lors d’un repas de fête. Une « période de temps limitée » désigne habituellement une durée inférieure à 2 heures. Une même crise ne se produit pas nécessairement dans un seul lieu. Par exemple, une personne peut commencer une crise au restaurant et continuer à manger à son retour he elle. Le grignotage continuel de petites quantités de nourriture pendant toute la journée ne doit pas être considéré comme une crise de boulimie. Pour être considérée comme un accès hyperphagique (de gloutonnerie), l’absorption excessive de nourriture doit également être accompagnée d’un sentiment de perte de contrôle. Un indicateur de perte de contrôle est l’incapacité de se retenir ou d’arrêter de manger après avoir commencé. certaines personnes décrivent un état de dissociation, pendant ou au décours de l’accès. La perte de contrôle associée à l’accès hyperphagique peut être incomplète; par exemple, une personne peut continuer son accès hyperphagique alors que le téléphone sonne mais l’arrêter si son conjoint ou quelqu’un d’autre entre à l’improviste dans la pièce. Certains individus signalent que ce n’est plus un sentiment aigu de perte de contrôle qui caractérise les accès hyperphagiques mais plutôt un mode plus général d’alimentation incontrôlée. Si les individus disent avoir renoncé à contrôler leur alimentation, on doit considérer que la perte de contrôle est avérée. Les accès hyperphagiques peuvent parfois être planifiés. Le type d’aliments absorbés pendant les accès varie selon les personnes mais aussi pour un même individu. Les accès hyperphagiques se caractérisent davantage par la quantité d’aliments absorbés que par une envie impérieuse (craving) particulière pour tel ou tel type de nutriments. Les accès hyperphagiques sont caractérisés par une détresse intense et au moins trois des caractéristiques suivantes : manger beaucoup plus rapidement que la normale, manger jusqu’à une sensation pénible de distension abdominale, manger de grandes quantités de nourriture sans sensation de faim, manger seul par gêne vis-à-vis des autres par rapport aux quantités absorbées, sen sentir ensuite dégoûté de soi-même, dé primé ou très coupable. Typiquement, les personnes souffrant d’accès hyperphagiques éprouvent de la honte quant à leurs problèmes alimentaires et tentent de dissimuler leurs symptômes. Les crises surviennent habituellement en secret, ou de façon aussi discrète que possible. L’accès fait le plus souvent suite à des affects négatifs. D’autres éléments déclenchants comprennent les tensions interpersonnelles, les régimes restrictifs, les pensées négatives ayant trait au poids, à l’apparence corporelle et à la nourriture, et l’ennui. Les accès peut atténuer ou réduire les facteurs déclenchants à court terme, mais une autodépréciation et une heur dépressive peuvent en être les conséquences tardives.

Source : DSM-5 Manuel Diagnostique et Statistique des Troubles Mentaux (2015)



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