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L’estime de soi

« S’aimer soi-même, c’est se lancer dans une belle histoire d’amour qui durera toute la vie ». Oscar Wilde

 

  • Riviere-Lecart, A. (2016). Tout savoir - Le Guide anti-stress. L’estime de soi ou répondre à la question « Qui suis-je ? »

 

Définition de l’estime de soi

« Estime : sentiment favorable né de la bonne opinion que l’on a du mérite ou de la valeur de quelqu’un. » L’estime de soi, c’est : ce que je pense de moi, comment je me sens avec ces pensées et ce que je fais de ma vie avec tout ça. C’est aussi le mélange du jugement à propos de moi et du jugement de moi sous le regard des autres. Car l’estime de soi n’a de sens que dans la cadre de relations sociales.
L’estime de soi est indissociable de la conscience de soi. Nous sommes dotés de la capacité de réfléchir sur nous, de nous observer en train d’agir. Cette « conscience de soi réflexive » est une chance extraordinaire offerte à notre espèce: elle permet d’avoir du recul sur soi, de s’observer, de s’analyser, donc de changer, de s’adapter, de s’améliorer. Mais elle peut aussi servir à se détester, se mépriser, se critiquer… à se rendre la vie impossible et inconfortable. Et parfois stérile, car ces agressions vis-à-vis de soi peuvent paralyser toute forme d’action. L’estime de soi est également liée à notre statut d’animal social. En tant qu’humains,nous sommes condamnés à une existence en groupe, car notre survie ne peut se concevoir qu’au milieu de nos semblables, dans un rapport plus ou moins étroit à eux. Et donc dans le soucis, parfois l’appréhension, de ce qu’ils pensent et ressentent vis-à-vis de nous. Nous sommes naturellement dotés d’un « sens de l’autre » afin de pouvoir, au moins assez grossièrement, décoder ses besoins: pouvoir supposer, imaginer, ce que pense autrui est une chance. Cela nous permet de voir que nous sommes acceptés et de nous adapter si nous ne le sommes pas. C’est aussi une malchance parfois. Si cette fonction de détection devient fonction d’imagination: on se met à supposer plus qu’à observer, à redouter plus qu’à attendre de voir ce qu’il se passe. On finit par ne plus voir en l’autre qu’un regard intrusif et un jugement sévère. A redouter le rejet au lieu de susciter l’acceptation. A craindre l’échec au lieu de chercher la réussite. L’estime de soi est également un rapport évaluatif et affectif à soi-même, très fortement influencé par le sentiment d’acceptation (estime) sociale et —la réalité de cette acceptation sociale.
  • —Regard et jugement sur soi (« comment je me vois ? »)
  • —Rapport à soi (« comment je me traite ? »)
  • —Positionnement social (« que pense-t-on de moi ? où en suis-je par rapport aux autres ? »)
—

Les 6 dimensions d’une bonne estime de soi

  • Hauteur
  • —Stabilité
  • —Harmonie
  • —Autonomie
  • —Coût
  • —Importance de l’estime de soi dans sa vie

La stabilité de l’estime de soi est liée à l’intelligence de l’échec et de l’adversité, à l’autonomie et au recul envers succès et —reconnaissance, à l’équilibre acceptation/action. L’estime de soi est également comme un sociomètre, tout ce qui augmente l’acceptation sociale augmente (un peu) l’estime de soi, et tout ce qui diminue l’acceptation sociale diminue (beaucoup) l’estime de soi.

  • —Estime de soi : « j’ai de la valeur et des compétences. »
  • —Acceptation de soi : « même imparfait, je peux exister et être apprécié. »
  • —Autocompassion : « je n’ai pas à me punir lorsque j’échoue ; au contraire, j’ai à me réconforter, pas de double peine. » (André, 2009)
—

Les symptômes de souffrance de l’estime de soi

Un jour on s’aime, l’autre non. Il est normal d’avoir des hauts et des bas dans notre rapport à nous-mêmes. Ces oscillations sont légitimes et utiles. Elles nous informent de la réussite ou non de nos efforts, de notre niveau d’acceptation ou de rejet social. Cependant, nos réussites sont aussi subjectives: nous pouvons saboter des succès ou maquiller des déroutes, nous donner l’illusion de contrôler notre environnement… donc actions, relations et suppositions.

Toutes les manifestations de souffrance de l’estime de soi sont normales tant qu’elles restent occasionnelles. Le problème ne se pose que si elles deviennent fréquentes, voire constantes, intenses, disproportionnées par rapport à ce qui les a déclencher. Elles témoignent alors d’un échec de mécanismes de régulation de l’estime de soi (voir « les 6 dimensions d’une bonne estime de soi »).

  • —Obsession de soi
  • —Tension intérieure
  • —Sentiment de solitude
  • —Sentiment d’imposture
  • —Comportements inadéquats par rapports à nos intérêts
  • —Tendance à l’auto-aggravation lorsqu’on va mal
  • —Procéder à des choix de vie contraires à nos envies
  • —Difficulté à demander de l’aide
  • —Dépendance excessive envers les normes
  • —Faire semblant
  • —Tentation du négativisme
  • —Problèmes avec la remise en question
  • —Caractère excessif des émotions négatives
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Facteurs étiologiques de l’estime de soi : le modèle bio-psycho-social

  • —Bio : la question du tempérament…
  • —Psycho : influences environnementales précoces (modèles, attachement et affection, messages éducatifs) puis événements de vie…
  • —Social : couple, familles, groupes et milieux professionnels ou amicaux, société dans son ensemble…
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Bibliographie

—André, C. (2006). Imparfaits, libres et heureux. Pratiques de l’estime de soi. Odile Jacob
—André, C., Lelord, F. (2007). L’estime de soi. S’aimer pour mieux vivre avec les autres. Odile Jacob
—André, C. (2009). Les états d’âme. Un apprentissage de la sérénité. Odile Jacob.
—Hawkes, L. (2010). 50 exercices d’estime de soi. Eyrolles

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