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Thérapie Existentielle

 

 

Objectifs ?

La thérapie existentielle est une approche dynamique qui s’intéresse aux enjeux profondément enracinés dans l’existence humaine. Chacun de nous aspire à la perdurance, à l’appui, au sentiment d’appartenance et au sens, pourtant, nous devons tous nous confronter à la mort, à l’absence de socle, à l’isolement et à une absence  de sens inévitables. La thérapie existentielle se fonde sur un modèle psychopathologique postulant que l’angoisse et ses conséquences inadaptées constituent des réponses à ces quatre enjeux ultimes.

L’approche existentielle met l’accent sur un autre type de conflit fondamental que celui de la Psychanalyse, non celui relatif aux besoins pulsionnels antagonistes, ni celui qui surgit avec l’entourage important, mais un conflit qui survient lors de la confrontation de l’individu aux fondamentaux de l’existence, à certains enjeux ultimes, certaines caractéristiques intrinsèques qui participent sans échappatoire possible, de l’existence d’un individu dans le monde.

Comment ?

La thérapie existentielle traite de thèmes à la fois philosophiques et psychologique traitant pas exemple de : la mort, la liberté, l’isolement fondamental et l’absence de sens. La confrontation de l’individu à chacun de ces fondamentaux nourrit la dynamique du conflit dynamique existentiel.

  • « Généralement, nous envisageons la liberté comme un concept en tout point positif. Dans l’histoire de l’humanité, l’homme ne s’est-il pas toujours battu pour sa liberté ? Pourtant, la liberté, appréhendée dans cette perspective d’enjeu ultime, est inséparable de la terreur. Dans son acception existentielle, la liberté renvoie à l’absence de structure externe. Contrairement à notre expérience quotidienne, l’être humain ne pénètre (ni ne quitte) un univers bien structuré au dessein prédéfini. A l’opposé, l’individu est totalement responsable –en d’autres termes, est l’auteur- de son monde, de son projet de vie, de ses choix et de ses actions. Dans cette acception, la liberté prend une implication terrifiante, dans la mesure où elle signifie que le sol n’existe pas sous nos pieds, qu’il n’y a rien d’autre que du néant, un abysse. »
  • « Peu importe à quel point nous nous sentons proche de l’autre, il demeure un fossé ultime et infranchissable : chacun de nous arrive seul en ce monde et doit le quitter tout aussi seul. Surgit dès lors un conflit existentiel entre cet isolement absolu et notre désir de contact, de protection, d’appartenance à un tout qui nous transcende. »
  • « Si nous devons mourir, si nous constitutions notre propre monde, si chacun d’entre nous est finalement seul dans un univers indifférent, quel sens a la vie ? Pourquoi vivons-nous ? Comment vivre ? S’il n’existe aucun dessein prédéfini, chacun d’entre nous doit alors élaborer le sens de sa vie. Cependant, le sens que chacun donne à ses propres créations peut-il suffire à nous faire supporter la vie ? Ce conflit dynamique existentiel découle du dilemme auquel fait face un être avide de sens parachuté dans un univers qui en est dépourvu. » (citations d’Irvin Yalom)
Dans le dialogue entre patient et thérapeute, les enjeux ultimes fournissent tout à la fois le contenu et le processus. La confrontation d’un patient à la mort, à la liberté, à l’isolement et à l’absence de sens offre au thérapeute un contenu interprétatif explicite. Même lorsque ces thématiques n’émergent pas de façon ouverte en thérapie, elles n’en fournissent pas moins le modus operandi. Des manifestations psychiques comme la volonté, la prise de responsabilité, la relation au thérapeute et l’engagement du patient dans sa vie personnelle sont des processus clés du changement thérapeutique. C’est précisément ces activités qui trop souvent se voient qualifiées de « petit plus » sans grande importance dans de nombreuses approches thérapeutiques. La thérapie existentielle retient l’attention en ce qu’elle puise fermement ses racines dans un terrain ontologique, à savoir les structures les plus profondes de l’existence humaine. Son intérêt tient également à ses fondements humanistes, à la différence des autres paradigmes thérapeutiques, elle est totalement en accord avec la nature éminemment personnelle dans l’entreprise thérapeutique. Par ailleurs, le paradigme existentiel possède une portée bien plus large : il s’appuie et s’enrichit des contributions de nombreux philosophes, artistes et thérapeutes sur les conséquences douloureuses mais rédemptrices d’une confrontation aux enjeux de l’existence.

Pour qui ?

Pour toute personne désirant effectuer une démarche thérapeutique existentielle fondée sur le sens incluant des questionnements philosophiques et psychologiques sur soi et son existence.

Combien de temps ?

La thérapie existentielle peut durer quelques séances, plusieurs mois ou plusieurs années selon la demande.

Bibliographie

  • Yalom, I. (2012) – Thérapie existentielle
  • Mai 2015 – Irvin Yalow, la thérapie du bonheur (film documentaire)

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Alexandra RivierePsychologue Clinicienne
 
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