Test de
Dermatillomanie
Trouble de triturage pathologique de la peau (698.4, L98.1 – DSM V)
Alexandra Rivière – Psychologue clinicienne – Paris
Si vous pouviez simplement décider d’arrêter, vous le feriez depuis longtemps. La dermatillomanie n’est pas un manque de volonté : c’est un appel à l’aide d’un corps saturé.
LIVRE
« Arrête de te gratter ! Approche psychologique et pratique de la dermatillomanie »
écrit par la psychologue clinicienne Alexandra Rivière (2026)
Vous avez tout essayé : gants, pansements, crèmes miracles, démaquillage dans le noir… Pourtant, la crise revient, suivie de sa vague de honte et d’épuisement.
Écrit par la pionnière de la prise en charge de ce trouble en France, cet ouvrage de référence allie la rigueur des TCC à la douceur des approches psychocorporelles pour démanteler l’engrenage du geste et refaire de votre peau une alliée.
DANS CET OUVRAGE À LA FOIS THÉORIQUE, PRATIQUE ET CLINIQUE :
- Comprendre le « langage de la peau » :Les découvertes des neurosciences sur l’axe peau-cerveau, la transe du miroir et les mécanismes du craving.
- Un Kit de rétablissement pratique :Des exercices TCC pas à pas, des tests, des grilles d’auto-observation et des protocoles post-craquage.
- 7 Annexes d’urgence & Outils sensoriels :Fiche réflexe anti-crise, carnet de suivi, guide des substituts tactiles et kit de communication pour votre médecin.
- Un chapitre dédié aux Enfants, Ados & Parents :Pour désamorcer le cercle vicieux familial sans devenir le « flic de la peau ».
- Un guide précieux pour les professionnels de santé :Médecins, dermatologues, psychiatres, psychologues ou esthéticiennes y trouveront une synthèse clinique indispensable pour repérer et prendre en charge les CRCC.
- Des schémas & tableaux illustrés :Pour visualiser votre chemin de guérison et apprivoiser vos émotions avec bienveillance.
AUTO-TEST DERMATILLOMANIE
(A. RIVIERE, 2026)
Attention ! Ce test est informatif, il n’a pas vocation de remplacer un diagnostic effectué par un professionnel de santé.
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Oui |
Non |
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1 |
Je triture ma peau plusieurs fois par jour car je ne supporte pas les imperfections de mon corps et j’ai du mal à résister à l’envie de les enlever ? |
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Mes triturages ou grattages de peau laissent des lésions, des croûtes ou des cicatrices aux endroits où j’ai touché mon corps ? |
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Je continue de me triturer ou de me gratter la peau de manière répétée et excessive bien que je mette régulièrement en place des stratégies pour diminuer ou arrêter mes comportements ? |
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Je cache les parties de mon corps que j’ai triturées ou grattées par des vêtements et des accessoires, ou bien j’évite de sortir sans maquillage ? |
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J’utilise parfois des objets ou des petits instruments pour mieux triturer ma peau comme une pince à épiler ou une aiguille ? |
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Après les comportements de triturages ou grattages sur mon corps, il m’arrive d’observer la peau que j’ai retirée de près, de la rouler sur mes lèvres, de faire des petits tas ou de la manger ? |
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Je triture ou je gratte la peau de mon corps principalement lorsque je suis stressé(e), déprimé(e) ou que je ressens des émotions négatives ? |
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Je triture ou gratte davantage ma peau lorsque je fais des activités sédentaires et que mon corps ne bouge pas ou bien que je m’ennuie ? |
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Il m’arrive de demander à mon partenaire ou mes proches si je peux percer leurs boutons car cela me soulage ou bien parce que je ne supporte pas de voir leurs imperfections cutanées ? |
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Il m’arrive de triturer ou gratter la peau de mon corps de manière automatique sans que je m’en rende compte ? |
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Je n’ose pas dévoiler ma peau en raison des conséquences de mes grattages excessifs et j’évite de me mettre en short, en jupe, en t-shirt ou en maillot de bain ? |
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Je triture ou gratte davantage ma peau lorsque je suis seul(e) ? |
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Sans le vouloir, il arrive que je ressente de la douleur dans ma peau ou que je saigne à cause de mes triturages répétés ? |
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Après une crise de triturages ou de grattages sur ma peau, je ressens de la honte, de la culpabilité ou de la colère envers moi-même ? |
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Je triture ou gratte davantage la peau de mon corps lorsque je rentre chez moi le soir ou avant de me coucher ? |
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J’ai honte de mes comportements de grattages et des résultats sur ma peau au point d’avoir du mal à regarder les gens dans les yeux ? |
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Mes comportements d’excoriations excessives ont un impact sur ma vie intime ou sexuelle ? |
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Je passe beaucoup de temps à me triturer ou me gratter la peau devant les miroirs, au point d’en perdre la notion du temps ? |
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Mes triturages et grattages répétés de la peau ont un impact sur ma vie personnelle, sociale ou professionnelle ? |
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Je vais régulièrement consulter les médecins ou les dermatologues en raison des conséquences dermatologiques dues à mes grattages de peau ? |
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Résultats : Un nombre de « oui » égal ou supérieur à 8 indique une potentielle dépendance au triturage de peau. Plus le nombre de « oui » est élevé, plus la dépendance peut être importante.
Questions fréquentes
Est-ce que la dermatillomanie est un comportement d’automutilation ?
Non, la dermatillomanie n’est pas un comportement d’automutilation. Elle est parfois confondue avec les comportements d’automutilation en raison des lésions cutanées créées par la personne (mais ce n’est pas le but, au contraire le but premier était de rendre la peau plus belle) et le fait que la Dermatillomanie soit auto-infligée. Pourtant, il est très important de faire la distinction entre ces deux types de comportements. Les personnes atteintes du trouble de Dermatillomanie ne souhaitent pas se causer de la douleur afin de soulager un sentiment trop pénible ou pour reprendre le contrôle sur leur corps, comme ceux qui se coupent ou se brûlent eux-mêmes. Les dermatillomanes, dans leurs comportements, cherchent un acte agréable qui soulage, suite à des remords ou une certaine détresse.
Comment commence la dermatillomanie ?
La dermatillomanie peut commencer dans diverses circonstances, mais deux en particulier sont très fréquentes. Tout d’abord, la raison peut être une blessure ou une maladie de la peau à la base. Lorsque la plaie commence à cicatriser, une croûte se forme, et elle commencer parfois à démanger et ainsi provoquer le grattage puis l’habitude de ce comportement. La peau est parfois traitée, mais la répétition des grattages fait que la peau ne guérit jamais complètement et donne ainsi envie de gratter les nouvelles croûtes et imperfections. Cela peut donner une Dermatillomanie. Dans d’autres cas, les causes sont plus psychologiques. Les personnes développeraient ce comportement progressivement et sans s’en rendre compte après des événements très stressants dans leur vie.
Suis-je le/la seul(e) à triturer ma peau ?
Non, tout le monde gratte ou triture sa peau. Mais il existe plusieurs degrés. Le triturage occasionnel des peaux de l’ongle, des points noirs, des boutons d’acné, des croûtes ou d’autres irrégularités de la peau est un comportement humain très commun. La Dermatillomanie en revanche est un trouble du contrôle des impulsions. La personne déclenche une manie, obsessionnelle et impulsive, qui consiste en plusieurs heures par jour de grattage. Les irrégularités et imperfections sont obsessionnelles et l’acte de triturage est incontrôlable. Aux Etats-Unis, on compte près de 12 millions de personnes qui auraient consulté pour des troubles s’apparentant à la Dermatillomanie. En France, nous manquons de statistiques, mais vous n’êtes pas seul(e) à souffrir de Dermatillomanie. Cette manie est encore peu connue, mais dans quelques années nous découvrirons que des milliers de personnes en France sont concernées.
Quand est-ce que la dermatillomanie devient un problème grave ?
La dermatillomanie n’est pas grave dans tous les cas. Cependant, quand le trouble existe depuis longtemps, il se traduit par de grands dommages des tissus perceptibles et qui provoque une détresse émotionnelle chez la personne. Quand la Dermatillomanie est sévère, les personnes souffrent souvent d’une altération du fonctionnement social, professionnel et intime. Certaines activités sociales peuvent devenir difficiles, comme aller à la piscine, aller à la salle de gym, être à la plage, aller au travail ou d’autres activités dont la Dermatillomanie peut créer des blocages, des hontes et des évitements. Car les dermatillomanes évitent tout contact avec ceux qui pourraient remarquer leurs saignements, marques, cicatrices ou plaies .
Quelles sont les causes de la dermatillomanie ?
Les causes de ce trouble restent un mystère. Cependant, les recherches montrent que cette pathologie est déjà connue chez les mammifères (self-grooming / auto-toilettage), et certains animaux peuvent également mordre ou gratter leurs corps, causant de grands dommages. En raison de cette similitude avec les animaux et le fait que chez certaines femmes, la dermatillomanie peut fluctuer en fonction du cycle menstruel, certains scientifiques pensent qu’il y a des causes génétiques ou biologiques sous-jacentes. Dans les recherches psychologiques, les chercheurs ont montré que la dermatillomanie peut aussi servir d’exutoire pour certaines personnes. Le triturage ou grattage répétitif de la peau semble être un moyen d’augmenter le niveau d’activité des personnes qui s’ennuient, ou de contrôler leurs émotions quand ils se sentent anxieux, tendus ou contrariés. C’est également une manie qui servirait à soulager les tensions internes et les émotions refoulées. Le Skin Picking est un trouble du contrôle des impulsions qui met la personne en transe, dans un état de semi-conscience (ou état hypnotique) qui soulage l’individu, l’apaise et lui permet de gérer les sentiments ou émotions qui semblent insurmontables.
À quel âge généralement les gens commencent-ils la dermatillomanie ?
Le triturage impulsif de la peau peut commencer à tout âge, à partir de la préadolescence jusqu’à la période adulte, et ce trouble peut durer des mois ou des années. Les progrès ou améliorations de ce trouble dépendent de nombreux facteurs, y compris les contraintes de la vie d’une personne, et si oui ou non la personne cherche, et trouve, un traitement approprié (dermatologue, psychologue).
Pourquoi certaines personnes se triturent trop la peau et pas d’autres ?
Un grand nombre de personnes triturent ou grattent leur peau, mais cela ne devient pas forcément un problème grave et tout le monde ne souffre pas de dermatillomanie. Les raisons ne sont pas encore claires pour les chercheurs, mais certains émettent l’hypothèse que des personnes ont une prédisposition génétique ou biologique à ce trouble de CRCC (Comportements Répétitifs Centrés sur le Corps) ou de self-grooming (auto-toilettage), et sont donc plus susceptibles de développer la Dermatillomanie. Une deuxième hypothèse est que ceux qui développent une Dermatillomanie éprouvent des niveaux plus élevés d’anxiété, de stress, d’ennui ou de tensions internes/psychologiques que ceux qui n’en ont pas.
Est-ce que j’endommage ma peau quand je la triture ?
Il peut y avoir plusieurs conséquences au triturage de la peau. Bien que vous puissiez également ne pas causer de dommages permanents, dans certains cas, une infection peut se développer dans la région qui a été triturée. On sait que notre peau est infectée quand elle devient rouge, chaude et que les tissus sont distendus. Quand votre peau est infectée, il est important de consulter un dermatologue qui vous donnera un traitement approprié à votre peau. Les grattages ou triturages répétés peuvent également faire changer la peau de couleur quand elle guérit (zones blanches). Cela devient des cicatrices qui mettent du temps à partir. La peau nécessite parfois plusieurs mois pour retrouver sa couleur d’origine, et cela ne se produira que si la zone de la peau n’est pas retouchée. Mais il est également possible que la peau reste dans un état décoloré. Les cicatrices se forment quand la couche supérieure de la peau – l’épiderme, puis la seconde couche – le derme, sont attaquées. La mélanine est endommagée en profondeur, ainsi que le pigment, qui donne à la peau sa couleur. La plupart des cicatrices des dermatillomanes sont petites, mais étendues. Un grattage répété de la peau fait des marques en profondeur, et peuvent créer des cicatrices visibles ou des imperfections de la peau qui vont avoir du mal à disparaître.
Peut-on être aidés, existe-t-il des traitements pour la dermatillomanie ?
Oui, des traitements existent pour le trouble de grattage de peau chronique. En revanche les aides sont encore difficiles à trouver en France et en Europe. La dermatillomanie est encore un problème largement incompris, et peu de professionnels médicaux et de la santé mentale en connaissent encore l’existence. Cependant, ce trouble commence à être connu grâce aux personnes qui en souffrent. De plus, la Dermatillomanie sera bientôt répertoriée dans le DSM-5 (Manuel diagnostique international des troubles psychologiques), ce qui contribuera à une prise de conscience par les professionnels de santé. Des études ont montré que c’est la Thérapie Comportementale qui traite le mieux ce trouble. Par un travail de déconditionnement progressif et cadré des comportements, la personne observe de façon concrète la diminution de ses habitudes jusqu’à parfois l’arrêt total. Néanmoins, une thérapie intégrative reste nécessaire pour ne pas faire ressortir le trouble plusieurs mois ou années après la thérapie, ou faire réapparaitre le mal-être dans un nouveau symptôme (déplacement de symptôme). En plus de la thérapie comportementale, il est donc également nécessaire de faire un travail sur l’estime de soi, la gestion des émotions, et de faire un travail analytique qui pourra identifier les causes du trouble ainsi qu’identifier les émotions refoulées et les tensions internes psychiques.
Quel est le traitement efficace pour la dermatillomanie ?
L’approche de traitement nécessaire pour le trouble de la dermatillomanie est la Thérapie Cognitivo-Comportementale (TCC) avec la Technique de Renversement des Habitudes (TRH). La TRH est une approche globale qui permet de comprendre les déclencheurs physiques et émotionnels d’un individu, les facteurs situationnels ainsi que les comportements associés, impliqués dans des problématiques comme le triturage de peau chronique. Lorsque les facteurs sont connus, les stratégies d’adaptation alternatives sont mises en place. Cela comprend l’enseignement des réponses motrices concurrentes qui empêchent le grattage (par exemple – en gardant les mains occupées quand l’envie de triturer sa peau arrive). La deuxième approche est appelée – Contrôle du Stimulus (CS). Cette technique consiste à modifier les aspects physiques de l’environnement afin de réduire l’entrée sensorielle qui mène au grattage impulsif (par exemple – mettre un ruban adhésif sur le sol pour rappeler qu’il ne faut pas s’approcher trop près du miroir, porter des gants , mettre des pansements sur les zones de croutes – pour empêcher de toucher sa peau et aider à résister à l’envie de la triturer). On peut également travailler sur les « situations à risque », comme réduire les longues périodes de lecture, être devant l’ordinateur ou être assis à son bureau (activités sédentaires où les grattages impulsifs se déclenchent le plus souvent). Dans l’ensemble, il est nécessaire de comprendre que la Dermatillomanie est un problème complexe qui nécessite d’être abordé sous plusieurs angles, afin de la traiter correctement. Par ailleurs, certains médicaments ont été décrits dans les études comme pouvant aider à la diminution du comportement de grattage. Ces médicaments sont appelés des ISRS (Inhibiteurs Spécifiques de Recapture de la Sérotonine). Les ISRS comprennent la fluoxétine, la fluvoxamine, la sertraline, la paroxétine, le citalopram, l’escitalopram etc…
Où puis-je trouver de l’aide ?
Si vous avez des problèmes dermatologiques dus à vos grattages de peau au point d’avoir des plaies, des blessures infectées ou des lésions qui ne sont pas cicatrisées avec le temps, il est nécessaire dans un premier temps de consulter un dermatologue, qui va pouvoir s’occuper de votre peau et la traiter – c’est le traitement dermatologique. Il est également recommandé de consulter un psychologue qui pourra travailler les causes de vos rituels de grattage et vous proposer un programme thérapeutique comportemental afin de traiter votre Dermatillomanie. Quand vous consultez un psychologue, renseignez-vous s’il pratique les Thérapies Cognitivo-Comportementales (TCC) (qui impliquent la TRH – Technique de Renversement des Habitudes , et le CS – Contrôle du Stimulus) et s’il connaît le trouble de la Dermatillomanie.
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